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La plus ancienne des associations provinciales de services est la Société historique de la Saskatchewan. C'est en automne 1977 qu'on lance l'idée de créer une Société historique fransaskoise, dont les buts seront :
« Grouper les personnes intéressées à notre histoire ; développer le goût de notre histoire et communiquer par des écrits la connaissance de notre histoire ; recueillir et déposer aux archives provinciales les souvenirs, portraits, gravures, documents, papiers de familles, etc. »
C'est un mois plus tard, lors du Congrès biennal de l'ACFC à Saskatoon, les 10, 11 et 12 novembre 1977, que la Société historique de la Saskatchewan est formellement créée. « Une assistance nombreuse et intéressée prit part à ce lancement, et jusqu'ici plus de 50 adhésions ont été recueillies. » Un comité provisoire est mis sur pied pour la constituer en société, composé de René Rottiers, André Lalonde, Lucille Tessier et Laurier Gareau, tous de Regina, de Gilles Leray de Prud'homme et d'Henri Poulin de Zénon Park.
La réunion durant laquelle la Société historique de la Saskatchewan est constituée en société a lieu le 4 mars 1978 au Centre d'études bilingues, à l'Université de Regina. André Lalonde en est le premier président. Dès sa fondation, la Société historique reconnaît le besoin de travailler intimement avec les Archives de la Saskatchewan — un poste est créé au sein du Conseil d'administration pour le représentant des Archives.
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Le premier projet d'envergure entrepris par la Société historique de la Saskatchewan démarre en janvier 1980. Grâce à une subvention de 8 400 $ du Secrétariat d'État, la Société historique est en mesure de faire une collecte de documents historiques concernant les francophones de la province.
Claudette Gendron parcourt la province et rencontre des centaines de francophones qui acceptent de lui prêter des documents de familles (photos, lettres, mémoires, etc.), des documents paroissiaux et des documents d'associations. Elle réalise également des entrevues avec des pionniers au sujet des conditions de vie en Saskatchewan au début du siècle, durant la crise économique des années 30 et durant la guerre.
Tous les documents recueillis sont ensuite expédiés aux Archives de la Saskatchewan, qui se chargent de reproduire les documents confiés et de les réadresser à leurs propriétaires. Cette collecte forme la base du fonds d'archives de la Société historique de la Saskatchewan. Depuis, la Société continue d'encourager le rapatriement du patrimoine francophone — chaque année, les Archives de la Saskatchewan reçoivent des boîtes et des boîtes de documents portant sur l'histoire des francophones de la province.
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Dès 1980, les dirigeants de la Société historique de la Saskatchewan commencent à caresser le rêve de rédiger une histoire des francophones de la Saskatchewan. En 1981, le projet est confié à Lucille Tessier, qui fait appel à Richard Lapointe pour l'épauler dans la recherche.
« Personne ne pourra dire que les Fransaskois n'ont plus d'histoire. »
— Albert Dubé, président de la Société, au lancement du livre en février 1986
En février 1986, Richard Lapointe et Lucille Tessier assistent fièrement au lancement d'Histoire des Franco-Canadiens de la Saskatchewan, première véritable publication de la Société — un volume de 336 pages, abondamment illustré.
Pendant ce temps, d'autres projets sont entrepris : Les Fransaskois (1983), Perspectives sur la Saskatchewan française (1983), La Saskatchewan de A à Z (1987), 100 Noms (1988), Le Défi de la radio française en Saskatchewan (1990), Saskatlas et La Voix du peuple (1990). Les idées ne manquent pas à la Société historique de la Saskatchewan.
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Même s'il y a beaucoup d'activités au sein de la Société historique de la Saskatchewan, l'organisme commence à vivre des moments difficiles à partir de 1986. Le président Albert Dubé a recours aux médias pour encourager les Fransaskois à devenir membres :
« À l'heure actuelle, la Société historique dépend presque exclusivement de subventions gouvernementales pour lui permettre de continuer son travail. Ces sommes d'argent sont totalement destinées aux ouvrages en préparation. Une augmentation du membership permettrait, grâce aux cotisations, de défrayer les dépenses administratives. »
Voulant remédier à cette situation, la Société historique décide de changer ses statuts et d'ouvrir ses portes aux chercheurs en généalogie. Au printemps 1990, les nouveaux statuts sont adoptés et un Conseil d'administration est élu avec Lucille Tessier comme présidente.
La Société devient membre associé de la Commission culturelle fransaskoise et de l'Association culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan. En automne 1990, elle lance son nouveau magazine d'histoire, la Revue historique, publiée quatre fois par an depuis.
En 1991, la Société commence à organiser des colloques annuels. Le premier attire plus de 30 personnes ; le deuxième, organisé conjointement avec la Commission culturelle fransaskoise en avril 1992, en attire plus de 50. En 1994, la Société historique déménage dans les bureaux de la Commission culturelle fransaskoise. Laurier Gareau est président en 1991, remplacé en 1993 par Éric Poliquin.
Devise de la Société historique de la Saskatchewan depuis 1977
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Créées en avril 2015, Tilo et Tatawaw sont les deux mascottes de la Société historique de la Saskatchewan. L'enjeu de développer une meilleure visibilité pour parler de l'histoire aux plus jeunes est au cœur de leur création. Tout en eux résonne de symboles et d'appartenance culturelle à la Saskatchewan et aux Prairies canadiennes.
Tilo est une antilope des Prairies (antilocapra) | Tatawaw est une chevêche des terriers
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